On quitte le
grand'route et l'on prend le sentier
Où flotte un bon parfum d'arôme forestier.
Où flotte un bon parfum d'arôme forestier.
Dans le gazon taché
du rose des bruyères,
Surgissent, ça et là, des ajoncs et des pierres.
Surgissent, ça et là, des ajoncs et des pierres.
Un tout petit
ruisseau que verdit le cresson
Frôle l'herbe, en glissant, d'un rapide frisson.
Frôle l'herbe, en glissant, d'un rapide frisson.
Nul horizon. Le
long de cette sente étroite,
Une futaie à gauche, un haut taillis à droite.
Une futaie à gauche, un haut taillis à droite.
Rien ne trouble la
paix et le repos du lieu ;
Au-dessus, un ruban très mince de ciel bleu
Au-dessus, un ruban très mince de ciel bleu
Que traverse
parfois, dérangé dans son gîte,
Un oiseau voletant, qui siffle dans sa fuite.
Un oiseau voletant, qui siffle dans sa fuite.
Puis, c'est, plus
loin, une clairière à l'abandon,
Où noircissent encor des places à charbon ;
Où noircissent encor des places à charbon ;
Des hêtres chevelus
se dressent, en un groupe,
Des arbres épargnés à la dernière coupe.
Des arbres épargnés à la dernière coupe.
De grands troncs
débités s'étagent en monceau.
C'est tout auprés que prend sa source le ruisseau.
C'est tout auprés que prend sa source le ruisseau.
Qui longe le
sentier et traverse la route;
Il sort d'un bassin
rond qui filtre goutte à goutte,
Où tremble, reflété
comme dans un miroir,
L'oeil vacillant et
clair de l'étoile du soir.
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